jeudi, 26 mai 2011

Plongée du mardi 24 mai 2011 à la Gombe

C’est le troisième entraînement où les candidats travaillent  sur la prise de contact. Je plonge avec deux candidats et je suis seul comme formateur.

Je me présente comme plongeur français, habitant Marseille, titulaire du brevet de Rescue Diver Padi avec 80 plongées.

Le fait que je sois plongeur étranger à la LIFRAS implique trois groupes de vérifications importantes :

  • Suis-je assuré ? Auprès de quel organisme ?
  • A quoi correspond mon brevet ? Quelles sont mes prérogatives ? Quelle est mon expérience ?
  • Quels sont mes signes de communication ? Quelles sont les procédures de plongée que j’applique ? Quelles sont mes habitudes ?

Très vite, ces questions vont faire apparaître une série de différences dans la manière de plonger.

Je prends ici deux exemples qui touchent à la décompression.

La Ligue a des procédures de plongée expliquées dans Revod qui définissent notamment l’utilisation d’un back-up et la réalisation d’une planification avant de plonger. Il s’agit certainement de deux points importants mais qui ne sont pas enseignés et/ou appliqués par tous les plongeurs.

De ce fait, si le plongeur Padi n’a pas de back-up et ne souhaite pas réaliser de planification de plongée avant de partir, il y a lieu de trouver en souplesse un moyen de plonger avec lui, sans tenter de lui imposer de planifier sa plongée comme c’est prévu chez nous.

Le back-up n’est pas obligatoire pour notre Rescue Diver, pas la peine de se prendre la tête avec ça. Maintenant, il peut être intéressant de lui expliquer le bien-fondé du principe pour des plongées profondes si il est intéressé. Restons formateur mais pas à tout prix contre la volonté de l’interlocuteur.

Pour la planification, on cherchera à travailler sur base d’un TTS à ne pas dépasser avec l’ordinateur. Dans le cas qui nous occupe, je n’étais pas titulaire du brevet de plongée Deep Dive. J’étais donc limité à 30 mètres dans la courbe sans palier. J’ai donc proposé de rester au dessus de 10 minutes avant d’enter dans les paliers et de remonter dès ce temps atteint. La solution que je proposais a posé problème car elle ne correspond pas vraiment à nos modes de plongée LIFRAS, mais elle est toutefois correcte en terme de sécurité.

Encore une fois, je n’ai pas souhaité planifier plus ma plongée. Il n’ y a pas lieu de vouloir absolument m’imposer de planification plus poussée même si l’intention est louable.

La réglementation LIFRAS sera rappelée ou enseignée à des plongeurs LIFRAS mais ne devra en aucun cas être imposée à des plongeurs d’autres fédérations ou organisme commerciaux, il faut garder une ouverture d’esprit à ce niveau. Sinon bonjour les prises de têtes….

A mardi prochain.  

20:15 Écrit par Philippe MN284 LIFRAS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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