lundi, 10 octobre 2011

Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls - France

Pour de nombreux plongeurs belges, quand on parle de plonger dans une réserve naturelle en France, on pense directement à la réserve de Port-Cros.

Mais peu d’entre-nous connaissent la réserve naturelle maritime de Cerbère-Banyuls située près de la frontière espagnole. Crée en 1974, elle couvre 650 hectares entre Banyuls-sur-Mer et Cerbère. Sa création s’est imposée pour enrayer la dégradation du littoral constatée dans les années 70 sous les effets du tourisme, de la pollution et de la pêche.Plan Réserve Banyuls011.jpg

30 ans plus tard, la faune et la flore ont retrouvé leur richesse et leur splendeur.
Les objectifs poursuivis par la mise en place de cet espace marin protégé sont les suivants :

  • Conserver les habitats originels et leur diversité spécifique
  • Contrôler les activités humaines
  • Favoriser l’effet « réserve » par la mis en place de mesures de protection à l’extérieure du site.
  • Avoir un intérêt culturel et pédagogique pour sensibiliser le public
  • Participer au maintient de la pêche petit-métier artisanal.

Les 650 hectares de la réserve représentent une bande de rivage de 6,5 kilomètres qui s’étend sur 2 kilomètres au large. Ils débutent au nord à l’île Grosse à la sortie du port de Banyuls-sur-Mer pour se terminer au sud au cap Peyrefite à Cerbère.

La réserve abrite les trois principaux habitats de la Méditerranée.

  • Le trottoir de Lithophyllum situé dans la zone de déferlement des vagues qui se compose d’un empilement d’algues calcaires.
  • Les herbiers de posidonie dont la zone se limite à une profondeur d’environ 15 mètres pour cause de faible pénétration de la lumière dans l’eau.
  • Le coralligène.

Plus de 1200 espèces animales et environ 500 espèces végétales ont été décrites dans la réserve. On y retrouve notamment une série d’espèce protégées tel que la posidonie, le corail rouge, la grande nacre, la datte de mer, la grande cigale, la raie blanche, le grand dauphin. Parmi les espèces qui ont été décimées, on retrouve à nouveau mérous, corbs, dentis, mostelles, homards et langoustes.

La réserve se compose de deux zones.

  • La zone de protection renforcée qui couvre 65 hectares où toute activité est interdite (Plongée, pêche et ancrage.)
  • La zone protégée d’une superficie d’environ 600 hectares où il est possible de plonger ou de pêche à condition d’y respecter la réglementation. La chasse sous-marine reste évidement interdite. Le mouillage des bateaux y est réglementé et plusieurs bouées ont été placées à cet effet.

La plongée sous-marine est autorisée dans la zone protégée après avoir pris connaissance de la Charte établie en 2000 par le Conseil Général des Pyrénées Orientales. Pour les particuliers, elle est téléchargeable sur le site de ce dernier (www.cg66.fr). Pour les plongeurs qui fréquentent les clubs locaux, ces derniers sont, pour la plupart, partenaire de la réserve. Ils se chargent donc que vous faire connaître cette Charte et se sont engagés à vous la faire respecter.

C’est avec Eric de Archipel Plongée à Argelès que nous sommes allés plonger dans la réserve. Le bateau a été amarré à l’une des bouées situées au cap de l’Abeille. Après le briefing, nous nous immergeons. Nous partons vers le nord, roche main gauche pour contourner le cap par une petite passe dans une dizaine de mètres d’eau. Les dix premières minutes de plongée sont un peu décevantes. Il n’y a pas beaucoup de soleil, la journée est brumeuse et l’ambiance sous-marine s’en ressent. Nous rencontrons peu de poissons. Après avoir traversé la passe, nous repartons vers le sud, roche main droite pour revenir vers le bateau.

Et là, c’est la rencontre avec un important groupe de mérous de belle taille pas farouches pour un euro. Nous allons passer plus d’une demi-heure au milieu de ces magnifiques poissons. Et comme nous avons fait l’itinéraire annoncé au briefing en sens inverse, nous sommes presque seuls dans la zone. De nombreux poissons d’autres espèces tournent également dans la zone. C’est magnifique. La brochure du Conseil Général et les informations données au briefing ne sont pas exagérés. Pour une espèce presque totalement décimée dans les années 70, le mérou est dignement représenté dans la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls. Après 55 minutes d’immersion, nous quittons nos hôtes pour rejoindre le pneumatique.

J’avais déjà rencontré de nombreux mérous sur la réserve de Port-Cros mais à une profondeur plus importante. Ici, nous croisons les mérous dans la zone des dix mètres. C’est un gros avantage de cette plongée à Banyuls. Les débutants et les niveaux un peuvent facilement faire cette plongée. La navigation se fait le long des côtes et le mouillage est bien abrité. Encore des facilités pour les néophytes.

Si vous aller plonger dans la région de Collioure/Argelès, n’hésitez pas à vous rendre dans la réserve de Cerbères-Banyuls, vous ne serez pas déçus.
Eric se fera un plaisir de vous y emmener avec son pneumatique.

 

17:56 Écrit par Philippe MN284 LIFRAS | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci pour cette piste et le partage d’impressions de la balade. Nous avons pour l'instant testé que l'archipel des Glénan en Bretagne.

Écrit par : Pneumatique | lundi, 28 avril 2014

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