vendredi, 25 mai 2012

Scharendijck, épave du Serpent

A l’occasion du weekend de l’Ascension 2012, le club a organisé sa traditionnelle sortie en Zélande. Les heures des marées du samedi tombant aux heures des repas, nous avons pris la direction de Scharendijck dans le Grevelingen pour la plongée de l’après-midi. Le Grevelingen est un bras fermé, il n’y a donc pas d’influence des marées sur les heures de plongée.

Avec Michel, nous avons profité de notre plongée pour explorer l’épave du Serpent qui a été immergée de manière volontaire il y a un peu plus d’un an.

Sur le site, un panneau réalisé en quatre langue fourni des explications sur l’épave et notamment les balises qui y ont été placées afin d’en faciliter l’accès.

La mise à l’eau se fait depuis le bout du ponton. Il faut ensuite palmer environ 150 mètres en surface pour atteindre les deux balises qui marque la proue de l’épave. Dès notre arrivée sur celle-ci, nous constatons que la visibilité semble réduite. Nous descendons le long de la chaîne qui passe par une barre de paliers située à 5 mètres. Ensuite, la descente se poursuit dans le noir. A 19 mètres, nous arrivons sur un pont en béton. Visibilité de deux mètres et parfois encore moins. Température de l’eau à 9 degrés. Nous commençons l’exploration de l’épave par son babord. Par la nature de l’épave, la luminosité naturelle nulle, la visibilité réduite et la température très fraîche, l’exploration est assez glauque. Le pont se compose de grande entrée où il est possible de pénétrer dans la coque. N’étant pas équipé pour ce type d’exploration, nous restons dans les parties supérieures. Il faut être attentif car il semble assez facile de pénétrer dans la coque par inattention. Vu la visibilité médiocre, il est possible de se faire de grandes frayeurs pour rejoindre l’eau libre.

Nous rencontrons quasiment aucune vie à part des alcyonaires qui recouvrent la coque sur sa partie extérieure. Nous nous laissons couler le long de celui-ci ou nous atteignons 26 mètres dans la vase. Après 19 minutes d’exploration, nous quittons l’épave au compas pour rejoindre le tombant devant le ponton et faire un palier de défatigation le long de la roche.

J’adore la plongée sur épave. Le panneau explicatif en quatre langues vante également les joies de ce type d’exploration.

Mais la plongée de je viens de réaliser m’a surtout marqué par sa difficulté et non par sa beauté.         

En effet, en restant sur le pont de l’épave, la plongée de déroule au dessus de 20 mètres. Conformément à la réglementation LIFRAS, deux 2* pourraient faire cette plongée en autonomie. Il n’y a pas de courant sur le site, c’est déjà ça de gagné. Mais il présente de nombreuses difficultés dues à la nature de l’épave et à la visibilité.

La plongée demande une certaine expérience afin de réaliser l’exploration d’un endroit inconnu, plein de coins et recoins, dans une eau froide et sans visibilité.

Si vous êtes débutants, il me semble sage de vous conseiller de vous rendre sur place avec des chefs de palanquée confirmés.

20:28 Écrit par Philippe MN284 LIFRAS | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Salut,

J’ai fait une plongée aussi sur cette épave le même WE et la visibilité était pas mal, plusieurs mètres avec une bonne lampe (pas de lumière naturelle comme tu l'as dit)
Par contre j'ai rencontré des copains qui l'on fait deux fois dans la même journée (matin et après-midi) et la visibilité était totalement différente entre les deux plongée
Je pense que la visibilité sur cette épave au fort lié au passage des plongeurs sur le site, un peu comme les maisons à barge pour ceux qui connaisse
++
Cédric

Écrit par : Cédric | lundi, 28 mai 2012

C'est amusant, nous l'avons fait hier, entres expérimentés (MC et AM), un gros bof également... pas vu grand chose, effectivement, entrer dans l'épave semble assez suicidaire, et il n'y a gu`´re de vie... Assez différent du merchandising que nos voisins bataves font autour...

Écrit par : JF | lundi, 28 mai 2012

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