lundi, 03 septembre 2012

L'Astrée, Le Saumur et le Bananier - Archipel Plongée à Argelès-Sur-Mer

La zone rocheuse qui débute à Argelès-Sur-Mer en direction du sud est constituée par le pied des Pyrénées qui s’enfonce dans la mer Méditerranée. Il s’agit d’une magnifique zone de plongée très riche en faune et flore car elle est alimentée en sédiment par le courant Liguro-Provençal. Ce dernier vient d’Italie, longe l’ensemble de la cote française pour descendre le long de l’Espagne. Il apporte les sédiments collectés aux embouchures des fleuves qui se jettent en mer depuis Marseille jusqu’à Perpignan.

Mais la zone de plongée entre Argelès-Sur-Mer et Collioure comprend aussi 4 épaves très intéressantes à visiter. L’Alice Robert aussi appelé le Bananier, La Saumur, L’Astrée et le Saint-Lucien.

A l’occasion des vacances d’été 2012, je retourne chez Eric et Carole, propriétaires du centre Archipel Plongée pour de nouvelles explorations. C’est la troisième fois que je plonge dans ce centre, l’accueil et l’organisation sont toujours parfaits, pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Nous plongeons sur le Bananier un samedi matin. Rendez-vous au club à 07 hrs pour un départ matinal. L’épave se situe à 7 miles du port d’Argelès, plein Est. Le trajet est vite réalisé à bord du pneumatique poussé par les 250 chevaux du moteur. En cette saison, les épaves sont balisées, pas besoin de recherche GPS/sondeur ni d’utilisation de mouillage. Il y a un léger courant de surface à notre arrivée sur les lieux. L’épave repose sur un fond de sable à 47 mètres. Le pont est situé dans la zone des 38/40 mètres et permet une exploration avec un niveau 2. Je plonge avec Catherine, Michèle et Juliette. Conformément à mon briefing, Eric nous large 20 mètres devant la bouée du balisage. Nous descendons rapidement le long du bout sans la lâcher pour ne pas rater la plongée. C’est la première plongée de ce type à cette profondeur pour Juliette et Michèle. A notre arrivée sur l’épave, la visibilité est d’une dizaine de mètres, je vous ai parlé des sédiments et du courant, c’est riche mais pas toujours très clair. Nous avons de la chance, la visibilité est suffisante pour une exploration confortable du bateau. Le Bananier fait une centaine de mètres de long, il n’est pas possible de tout visiter en une plongée. Nous avons 17 minutes de plongées à 40 mètres. Nous partons vers l’avant du bateau sur bâbaord. Nous passons par les tourelles équipées de canons, le château central pour terminer sur la proue. Un gros congre est caché dans le puit de chaîne bâbord. Nous regagnons le mât situé au milieu de l’épave par le côté tribord. De nombreux poissons nous accompagnent pendant toute la plongée. Nos 17 minutes sont déjà écoulées. Nous remontons le long du mât qui se termine à 25 mètres et réalisons la décompression en pleine eau au parachute. En quittant, je sais déjà que je vais revenir pour faire l’arrière, il me manque 40 mètres de bateau. Le Bananier est majestueux, posé bien droit sur sa quille à 47 mètres, en bon état sauf l’arrière qui a été touché par la torpille qui l’a envoyé par le fond un jour de 1944.

Le mercredi, nous prenons la direction de l’Astrée. Je plonge avec Catherine et Charlotte, la fille d’Eric et Carole, les patrons du centre. Elle est Instructeur 1* CMAS et fais beaucoup d’encadrement pendant cette période de l’année. C’est pour elle une bonne occasion de faire une plongée détente à 40 mètres. Très peu de courant sur l’épave qui se situe au large du cap Béar sur un fond de 45 mètres. Le balisage est placé au niveau du château de l’épave. La visibilité est également de 10 mètres. Nous explorons le château ainsi que l’arrière du bateau constitué de deux cales. L’avant a été détruit au moment du torpillage. Ici aussi, des poissons partout. Nous remontons le long du balisage pour réaliser les paliers confortablement accrochés sous la bouée de balisage. Une seconde fois, la visite laisse un goût de trop peu car le bateau est grand et le temps de plongée ne permet pas d’en faire le tour en une visite. Une seconde raison de revenir vite.

La troisième plongée sur épave nous conduit sur le Saumur. Nous l’avions déjà visité en 2011. A notre arrivée sur place, je m’immerge avec un bout pour nous amarrer sur la bouée qui est à 5 mètres de profondeur. L’amarrage réalisé, je récupère ma palanquée et nous descendons sur ce cargo de 108 mètres de long, situé à 200 mètres de l’Atrée sur un fond de 44 mètres. Visibilité inchangée qui nous permet une belle exploration. Nous parcourons le pont vers l’arrière jusqu’à la cassure laissée par le torpillage. Nous passons au dessus des cales et du treuil. Nous retournons ensuite vers l’avant à la recherche du balisage pour remonter vers la surface.  

Nous n’aurons pas l’occasion de plonger sur le Saint-Lucien, ce sera pour la prochaine visite.

Les épaves de Collioure – Argelès-Sur-Mer présentent des profondeurs d’exploration qui autorisent les plongées au niveau 2, ce qui n’est pas toujours le cas des épaves de Marseille et du Lavandou. De nombreux sites situés le long des côtes permettent des plongées de l’après-midi dans la zone des 20 mètres et la plongée au niveau 1. Sans parler de la réserve de Cerbère/Banyuls dont je vous ai parlé l’année précédente qui est remplie de Mérous.

  • Vous souhaitez plus d’informations sur les épaves du Languedoc-Roussillon ? Lisez 100 belles plongées dans la région aux éditions Gap.
  • Vous cherchez un centre de plongée très professionnel à l’accueil familial, vous ne pouvez aller que chez Eric et Carole Huguet, Archipel plongée, 8 Résidence, les Villégiales du quai d’honneur à 66700 Argelès-Sur-Mer, téléphone +33.4.68.95.71.03 et Gsm +33.6.25.59.35.77, site internet www.archipelplongee.com 

21:18 Écrit par Philippe MN284 LIFRAS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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